Les métiers du sport

Ils sont passionnés par le sport mais devenir un joueur de foot professionnel reste pour beaucoup de jeunes juste un rêve. Alors si vous ne pouvez pas devenir le nouveau Zinédine Zidane, vous pouvez vous orienter vers des métiers en lien avec le sport en tant qu’entraîneur sportif, professeur de sport, vendeur d’articles de sport… Souvent STAPS reste le parcours classique mais il existe d’autres pistes.

Métiers du sport : pour se former, il n’y a pas que les STAPS !

S'il n'y a pas de place pour vous en STAPS à la rentrée prochaine, ne renoncez pas pour autant à vos rêves professionnels. // © Florence Levillain pour L'Étudiant

S’il n’y a pas de place pour vous en STAPS à la rentrée prochaine, ne renoncez pas pour autant à vos rêves professionnels. // © Florence Levillain pour L’Étudiant

Saviez-vous qu’il n’y a pas que la filière STAPS qui mène aux métiers du sport ? Ces derniers étant très variés, les voies pour s’y former le sont tout autant. Voici un tour de stade des formations pour élargir votre vision de l’offre de ce secteur d’études.

Vous avez envie de travailler dans les métiers du sport, que ce soit dans la vente, le marketing ou comme professeur ? Sachez qu’il existe différentes formations, courtes ou longues, selon votre objectif.

La filière STAPS : le parcours classique LMD

La filière STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) est la plus connue des bacheliers. Elle bat le triste record de la licence qui a le plus eu recours au tirage au sort lors de la session 2017 d’Admission-postbac (devenu Parcoursup). C’est pour désengorger les universités proposant cette mention que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a changé les règles d’admission.

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Désormais, lorsque le nombre de places sera inférieur à la demande, les universités pourront sélectionner les dossiers des bacheliers ayant le profil le plus adapté pour réussir en STAPS. Pour faire partie des heureux élus, il faudra avoir des compétences scientifiques et sportives, posséder des qualités rédactionnelles et avoir eu un investissement associatif ou assuré des responsabilités collectives.

Des capacités d’accueil limités

Les universités peuvent accepter des bacheliers qui auraient des lacunes, à condition qu’ils suivent un parcours adapté d’accompagnement et de mise à niveau (cela correspond à la réponse « oui si » dans la plate-forme Parcoursup). Mais selon Mathias Goasmat, président de l’Anestaps (Association des étudiants en STAPS), « il n’est pas certain qu’il y aura suffisamment de places pour les « oui si », car les licences vont d’abord remplir leurs places avec les « oui ». » Pour l’association, ce système risque d’introduire un biais « critères sociaux ». En effet, il favorise les titulaires du BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) – une formation payante –, et ceux ayant des compétences sportives, parfois acquises grâce à des années de pratique en clubs dont les tarifs ne sont pas accessibles à toutes les bourses.

Après la licence (bac+3), les étudiants poursuivent en général dans les masters (bac+5) spécialisés en sciences du sport (master marketing et gestion du sport, master vieillissement, handicap, mouvement, adaptation, master santé psycho-sociale par le sport…) ou en master MEEF professeur des lycées et collège parcours EPS. Les titulaires d’un master ont la possibilité de préparer une thèse (comptez en moyenne trois années) pour décrocher un diplôme de docteur en STAPS.

Le DEUST : la voie universitaire en deux ans

Si vous souhaitez entrer à l’université tout en suivant des études courtes et professionnalisantes, le DEUST (diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques) est fait pour vous. « La plupart des étudiants ont des projets professionnels bien définis », observe Didier Delignières, président de la C3D (conférence des directeurs et doyens de structures STAPS). « Il y a des bacheliers technologiques, mais aussi des bacheliers généraux, souvent en réorientation. Certains ont déjà une expérience professionnelle. »

Les deux ans de formation comprennent des stages dans les entreprises locales. Beaucoup embauchent leurs anciens stagiaires à l’issue de leurs études. Le DEUST métiers de la forme vous donnera la qualification de technicien supérieur dans l’animation sportive, la vente, le marketing… selon la spécialité choisie.

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« C’est une bonne formation, la seule pour l’instant à bac+2 qui soit gratuite (hors coût annuel de l’inscription à l’université : 184 € en 2017–2018) et qui donne le statut d’étudiant avec accès aux bourses, au restaurant universitaire… », souligne Mathias Goasmat. Une partie des diplômés choisissent de prolonger leurs études. Le DEUST donne droit à 120 crédits ECTS et permet de poursuivre en licence professionnelle, et éventuellement en licence classique, à condition d’avoir un bon dossier.

Le BTS métiers du sport : projet en cours

Le message politique est clair : la création d’un BTS métiers du sport permettrait de désengorger la filière STAPS. Il serait notamment plus adapté pour les bacheliers professionnels, dont le taux de réussite à l’université est quasi nul dans cette filière. « Si le ministère crée une filière spécialisée pour les bacs pro, ce serait très bien, commente Didier Delignières. Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain. » Ce que confirme l’Anestaps : « Un BTS métiers du sport pourrait être intéressant, mais reste à voir à quelles activités, quels secteurs et quels débouchés il mènerait. »

L’une des options proposées, dans un premier temps, serait de « teinter le bac pro gestion-administrativeavec une coloration métiers du sport, selon Didier Delignières. Mais difficile de le proposer pour la rentrée 2018″.

La mention complémentaire : une année postbac

« Une autre solution serait d’offrir une mention complémentaire, à bac+1. C’est une formation qui se monte assez vite et qui pourrait être opérationnelle pour la rentrée 2018″, juge le président de la C3D. Sous réserve d' »un accord avec le ministère des Sports pour que les détenteurs d’un BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) obtiennent deux UC (unités capitalisables) avec cette mention », confie Didier Delignières.

Une option qui inquiète l’Anestaps. « Cette mention complémentaire au bac, proposant aux bacheliers qui ne répondraient pas aux attendus une année de bac+1 sera potentiellement réalisée dans les établissements du ministère des Sports gérés par les régions, les CREPS. On peut penser que les jeunes se verront financer la moitié d’un diplôme professionnel (un BPJEPS) sans avoir de diplôme donnant des prérogatives d’encadrement », précise l’association sur son site.

Autrement dit, faute de débouchés à bac+1, « les détenteurs de la mention devront payer 3.000 € ou 4.000 € pour s’inscrire dans un centre de formation et valider les deux UC manquantes pour obtenir leur BPJEPS »,

Lien de l’article :

http://www.letudiant.fr/etudes/fac/metiers-du-sport-pour-se-former-il-n-y-a-pas-que-les-staps.html