L’accès aux masters : entre ambitions et réalités

Pour beaucoup d’étudiants, continuer en master représente une étape naturelle après leur
licence. Pourtant, décrocher une place dans la formation souhaitée est loin d’être garanti.
Depuis la mise en place de la plateforme « Mon Master »,  ce parcours autant gagné en
visibilité qu’en complexité.
La plateforme, pensée pour normalement simplifier les candidatures, regroupe l’ensemble
des formations en première année de master. Son objectif : centraliser les démarches et
offrir plus de transparence.

Qu’est-ce que la plateforme « Mon Master » en détail ?

Cette plateforme permet aux étudiants de rechercher des formations, de candidater et de
suivre leur dossier sur une interface unique 1 . Avec plus de 8 000 formations recensées, elle
offre une vue d’ensemble des opportunités disponibles 2 . Malgré ses avantages, « Mon
Master » suscite des préoccupations. Les capacités d’accueil limitées dans certaines filières,
comme le droit ou la psychologie, laissent de nombreux étudiants sans réponse positive à
leurs candidatures 3 . En 2022, le hashtag #EtudiantsSansMaster a mis en lumière la détresse
de ces jeunes sur les réseaux sociaux et ce, avec humour. Ils ont eux-mêmes été confrontés
à un manque de places et à une sélection accrue 4 .

Pourquoi est-il si difficile d’obtenir un master ?

Obtenir un master en France s’avère souvent être une véritable épreuve pour les étudiants.
Plusieurs raisons expliquent cette difficulté croissante, qui résulte d’un ensemble de facteurs
structurels, démographiques et pédagogiques.
Le premier problème réside dans le manque de places disponibles en master par rapport au
nombre d’étudiants issus de licences. Depuis plusieurs années, les inscriptions en licence
ont augmenté, notamment grâce à une volonté de démocratisation de l’accès à
l’enseignement supérieur. Pourtant, le nombre de places en master n’a pas suivi cette
dynamique 3 . Ce déséquilibre crée une concurrence accrue, où chaque étudiant doit se
distinguer parmi des centaines, voire des milliers, de candidatures pour une même
formation.
Avec la réforme de 2017, la sélection à l’entrée en master a marqué un tournant dans le
parcours universitaire. Cette mesure, bien qu’introduite pour réduire les abandons en cours
de cursus et garantir un niveau homogène, a aussi renforcé les disparités. Les universités
disposent désormais de critères propres, parfois opaques, pour évaluer les candidatures.
Les étudiants doivent non seulement répondre à des exigences académiques élevées, mais
aussi démontrer une cohérence de projet et des compétences souvent peu valorisées dans
leurs cursus précédents 4 .
Les critères d’admission varient d’une université à l’autre, et même d’un master à l’autre.
Certains établissements privilégient l’excellence académique, mesurée par les notes et le
classement, tandis que d’autres accordent une importance particulière aux stages, aux
expériences professionnelles ou encore à l’engagement associatif. Cette diversité, bien que
positive en théorie, s’avère être compliqué pour les candidats, qui doivent adapter leur
dossier à chaque candidature. Cette préparation demande un investissement conséquent en
temps et en énergie 5 .

Comment se préparer au mieux pour accéder à un master ?

Chaque master ayant ses propres critères de sélection, multiplier les options permet
d’augmenter les chances de succès. Cette diversification ne signifie pas candidater à tout
hasard : il s’agit de cibler des formations en lien avec son parcours et son projet
professionnel, tout en explorant des alternatives dans des établissements moins prisés ou
des spécialités voisines 6 .
Un dossier bien préparé peut faire la différence. Il ne s’agit pas seulement de fournir de bons
relevés de notes, mais aussi de présenter un CV clair et bien structuré, une lettre de
motivation percutante et un projet professionnel cohérent. La lettre de motivation, en
particulier, doit refléter un réel intérêt pour la formation et une compréhension précise de ce
qu’elle propose. Elle doit être personnalisée pour chaque master, en mettant en avant les
compétences et les expériences qui répondent aux attentes spécifiques du programme.
Certaines formations organisent des entretiens pour départager les candidats. S’y préparer
est donc essentiel. Cela implique de pouvoir expliquer son parcours, ses motivations et son
projet avec clarté et assurance. Simuler des entretiens avec des proches ou des
professionnels peut être une bonne manière de s’exercer 7 .

Persévérance et adaptation comme clés du succès

Si « Mon Master » a permis de rendre le processus plus transparent, il met aussi en évidence
les défis auxquels les étudiants doivent faire face. La préparation est la clé pour surmonter
ces obstacles. Mais au-delà de la technique, la persévérance joue un rôle crucial. Face aux
refus, il est important de ne pas se décourager et de rester ouvert à des options alternatives,
comme des masters dans d'autres régions, des formations privées ou encore des
expériences à l’étranger.

1 https://monmaster.gouv.fr
2 https://information.monmaster.gouv.fr/la-plateforme-mon-master/
3 https://www.cidj.com/s-orienter/apres-le-bac/trouver-une-place-en-master-est-toujours-aussi-difficile
4 https://www.letudiant.fr/etudes/3es-cycles-et-masters/une-place-en-master-vous-est-elle-
garantie.html
5 https://etudiant.lefigaro.fr/article/j-ai-envoye-86-candidatures-la-detresse-des-etudiants-refoules-a-l-
entree-en-master_38c1a9f0-d5a3-11eb-be46-ba566eaae02a/

6 https://www.letudiant.fr/etudes/3es-cycles-et-masters/plateforme-mon-master-comment-se-
demarquer.html
7 https://info-etudes.fr/conseils-pour-etudiants/10-conseils-pour-reussir-son-parcours-en-master/

Nous vous invitons à lire…

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